Il n’y a pas de rapport

2015 — 14′38″ — HD

Après la présentation d’une vidéo lors d’un colloque, on fait la remarque suivante à François Rouan : «Il ne faut pas nous prendre pour des cons, tes modèles, ils sont jolis, mais ce ne sont pas des modèles. Un modèle, ça ne parle pas.»
Ce commentaire sidère François Rouan, chez qui les séances de pose sont de véritables moments d’échanges, souvent intimes.
Cette remarque, venant d’un universitaire, déclenchera l’envie de faire un film où la parole du modèle sera centrale. Un premier montage sera réalisé en 2006 sous le titre «Sans le savoir».
Neuf ans plus tard, un nouveau montage est réalisé : «Il n’y a pas de rapport».

Extrait d’Il n’y a pas de rapport :

L’envers des corps

2018 — 16′55″ — HD

Ce film a été conçu pour accompagner l’exposition «D’un château à l’autre» au Palais de Compiègne (du 18 avril au 10 septembre 2018).
À partir d’un travail photographique où le corps du modèle est surimposé au somptueux décor des appartements du Palais, mais aussi de tournages réalisés dans les couloirs de ce Palais non accessibles au public.
L’envers du décor, dans ce film est une invitation à rejoindre l’artiste au travail dans son atelier. La bande-son est construite à partir d’enregistrements de séances de travail avec les modèles, pendant lesquelles François Rouan montrait les images de ce film alors en cours de réalisation.

Extrait de L’envers des corps :

Objet Tressage

2016 — 59′00″ — HD

Ce film a été présenté au musée Fabre pour accompagner la rétrospective « François Rouan – Tressages – 1966-2016 ».
Il s’est construit à partir d’entretiens entre l’artiste, Philip Armstrong* et Mick Finch** filmés à l’atelier de Laversine en 2015 et 2016. Les images des entretiens sont tressées avec des images d’archives, des tournages, des travaux photographiques argentiques, des tableaux, pour décliner les cinq grandes parties de l’exposition : Trames, Paysages, Combinatoires, Empreintes, Retour-avant.
L’extrait présenté ci-après est le début de la 3ème partie : Combinatoires.

(*) Philip Armstrong : professeur d’histoire de l’art à l’Ohio State University, Columbus, USA
(**) Mick Finch : artiste et enseignant à Central Saint Martin’s, Londres, UK

Ce film a bénéficié du soutien du musée Fabre, Montpellier.

Extrait d’Objet Tressage :

Ce film est disponible en DVD au prix de 12 € (frais de port inclus).
Pour le commander, suivez ce lien.

De la ressemblance

2015 — 24′52″ — HD

Ce film a été présenté à la Villa Medicis (Rome) lors de la rétrospective de l’œuvre de Balthus (octobre 2015-janvier 2016), à l’invitation de Cécile Debray, commissaire de cette exposition.
C’est l’occasion pour François Rouan de revenir sur ses années romaines, et sur la place qu’y ont tenue et que tiennent toujours dans sa vie, le travail, l’atelier (où il fut souvent admis, rare privilège) et la personne de Balthus.
Mais c’est aussi une façon de rendre hommage à Brigitte Courme, photographe et graveur, qui a réalisé à la demande de Balthus de très nombreuses photographies autour de ses modèles, Katia et Michelina. Ses photographies furent très largement utilisées par Balthus, pour produire à la fois des dessins et des tableaux.

Extrait de De la Ressemblance :

Ce film est disponible en DVD, vous trouverez plus de renseignements à ce lien.

Un printemps à Sienne

2015 — 07′57″ — HD

Présenté lors de l’exposition « Sienne, aux origines de la Renaissance » au musée des Beaux-Arts de Rouen, Un printemps à Sienne évoque le travail de copie réalisé durant trois mois devant la fresque du bon et mauvais gouvernement en 1973, et le cadre général de cette démarche.
En effet l’évocation de ce travail de copie est à replacer dans le contexte du climat politique des années de plomb italiennes soumises aux surenchères continues du terrorisme.

Extrait d’Un printemps à Sienne :

Trotteuses

2014 — 39′59″ — HD

En hommage à Jean-Claude Deshons, l’ami disparu, François Rouan écrit un texte pour trois personnages, Una, Due et Tre. Au cœur des monologues et des dialogues, qui abordent les thèmes de la mort, de l’amour et de la politique, affleurent des préoccupations autobiographiques.
Le peintre expérimente une grille temporelle fondée sur des « tentures » d’une minute chacune.
Réalisées à partir de tournages et de films argentiques surimpressionnés, ces tentures se composent d’images découpées, reconstruites et tressées.

Extrait de Trotteuses :

D’ici et de dessous

2013 — 25′10″ — HD

Ce film, réalisé pour l’exposition François Rouan à Hautefort, est une fiction réalisée à partir de travaux photographiques et de voix mêlées. Le peintre y évoque à sa manière l’histoire complexe qui a transformé la forteresse d’origine du guerrier troubadour Bertran de Born en un palais civilisé, celui du marquis Jacques-François de Hautefort. Nicolas Rambourg, architecte réellement appelé à travailler au château, y figure tout comme Francesco, peintre (inventé) d’aujourd’hui et d’hier.

Extrait de D’ici et de dessous :

Bernard Noël à Laversine

2010-2012 — 18′53″ — HD

Ce film en trois parties retrace l’avancée du travail entrepris avec le poète Bernard Noël, qui a fait l’objet de deux livres : Ce jardin d’encre / Este jardin de tinta, puis Le chemin d’encre / طريقُ المدَاد.
Un travail photographique autour du féminin, accompagne la voix du poète, son visage, pour insister sur une politique du corps.
À l’origine de ce projet, l’amitié qui relie ces deux artistes. Un texte écrit par François Rouan pour rendre hommage tant au poète qu’au paysage dans lequel il vit, est ici lu par son auteur au cœur du film.
À la voix du poète se mêlent les voix de jeunes comédiens, des partitions pour souligner le tressement des langues, chacun des livres ayant été traduit, l’un en espagnol, l’autre en arabe.

Extrait de Bernard Noël à Laversine :

Des bijoux discrets

2012 — 4′43″ — HD

Cette vidéo a été réalisée pour présenter des bijoux dessinés en 2010, réalisés en fil d’or.

Extrait de Des bijoux discrets :

Odalisque Flandres

2011 — 19′53″ — HD

Cette vidéo conçue pour accompagner l’exposition La découpe comme modèle au musée Matisse (Cateau-Cambrésis), reprend les thèmes des belles endormies de Kawabata, de Godard et son célèbre dialogue du Mépris, de Collioure et du Nord, et bien entendu, des Odalisques de Matisse.

Extrait d’Odalisque Flandres :

15 × 32

2009 — 11′49″ — DigiBeta

En référence de nouveau à Primatice, ce sont 15 séquences de 32 secondes qui croisent subtilement les bandes colorées de la peinture, du dessin et de la ronde des modèles — des images encore non utilisées du tournage de Di sotto in su (2004).

Extrait de 15 × 32 :

Sable mouvant

2008 — 13′08″ — HDV

Hommage au poète Pierre Reverdy, Sable mouvant est construit autour du long poème éponyme lu par François Rouan. Corps dorés, images terribles de crânes ou de mâchoires se tressent et s’entrechoquent, tout comme les mots du poème. Des citations de Chant des morts rythment graphiquement l’alternance des paysages, la lumière méditerranéenne et la grisaille des grands cimetières.

Extrait de Sable mouvant :

L’envers des corps
Un tapis en savonnerie

2008 — 15′45″ — HDV

La commande émanait de la manufacture des Gobelins : concevoir un projet vidéo dans l’ordre du « décoratif » — évocation contemporaine des décors d’autrefois — pour le plafond de la Grande Galerie des Gobelins, à l’occasion de sa réouverture. Avec le concours de Flavio Cury, François Rouan a donc conçu six projections, en forme de nattage. Des photographies de l’envers des grandes et splendides « Tentures du Roy » sont tatouées par le corps des modèles en surimpression. Au cœur de la trame du film, le motif de la main est récurrent : reflets des mains tissées des grandes créatures des tentures anciennes, mouvements bien réels des mains des modèles d’aujourd’hui, évocation des gestes intemporels des lissiers.

Extrait de L’envers des corps, Un tapis en savonnerie :

Le torrent

2007 — 06′21″ — HDCam

Film court et élégiaque, Le torrent combine trois éléments : des photographies du jardin de Laversine dans lesquelles s’inscrit l’arabesque du corps du modèle, un fragment de Proust lu par le peintre, et l’enregistrement d’une promenade le long d’un torrent bouillonnant dont le fracas oblitère le bruit des pas et la conversation nonchalante des promeneurs.

Extrait du Torrent :

Wunderblock

2006 — 46′03″ — DigiBeta

Réalisé à l’occasion d’une intervention au Zentrum für Kunst und Medientechnologie (Karlsruhe), ce court film réutilise certaines des images écartées de Di sotto in su, pour les mettre en relation avec le fameux texte de Freud sur « le bloc-notes magique » — effacement, disparition, traces, réminiscences.

Extrait de Wunderblock :

Sans le savoir

2006 — 29′28″ — DigiBeta

Toujours sur le principe du tressage, plusieurs thèmes sont noués ici pour dessiner des entrelacs : deux filles nues sculptées par la lumière sur une plate-forme tournante, leurs corps bien réels semblent s’entremêler avec ceux, sculptés dans un bois sombre, de deux Atlantes. Le troisième fil de la tresse est celui des dessins de nœuds borroméens, inspirés de ceux que Jacques Lacan traça jadis en marge d’un texte sur la peinture de François Rouan. La piste-son joue sur le même feuilletage : le dialogue des deux poseuses, et leurs questions joueuses, les réponses distraites du peintre, composent un petit manuel lacanien, Sans le savoir.

Extrait de Sans le savoir :

Bandes rugueuses

2006 — 09′23″ — DigiBeta

Ce premier « tressement-vidéo », au sens propre du terme, croise des bandes d’images photographiques noir et blanc, toujours travaillées au banc-titre – sur une bande-son qui tresse elle aussi des éléments et des voix hétérogènes.

Extrait de Bandes rugueuses :

Chiquenaude dans l’abîme

2005 — 14′54″ — DigiBeta

La bande-son est construite à partir d’un poème de Paul Celan (Petite nuit ou Kleine Nacht, lu en allemand, et dans sa traduction française), et du dialogue sur le travail en cours entre François Rouan et Anna-Katharina Scheidegger. Les images, photos argentiques travaillées au banc-titre, tressent un thème d’os, de cendres et de crânes, à partir de corps et d’empreintes : Thanatos toujours en confrontation avec Eros…

Extrait de Chiquenaude dans l’abîme :

Pierre à Laversine

2005 — 21′29″ — DigiBeta

Monté en 2005, ce film reprend un entretien enregistré en mars 2003 entre Pierre Guyotat et François Rouan. Aucune image des deux interlocuteurs, mais le jeu des photographies et des peintures mises en mouvement par le travail au banc-titre qui ponctuent leur libre parole.

Extrait de Pierre à Laversine :

Le petit objet

2004 — 21′29″ — DigiBeta

Dans ce film, complémentaire de Di sotto in su, le modèle, tatoué par le tracé des dessins, est allongé derrière une fenêtre découpée artificiellement. Le peintre-réalisateur est placé devant, et cherche à saisir dans le miroir placé derrière le modèle les formations produites par les mouvements de la lumière sur les déplacements presque imperceptibles du corps.

Extrait du Petit objet :